Voyager avec Workaway

Après avoir utilisé Workaway deux fois au Népal, j’étais convaincue que c’était une des meilleures façons de voyager et qu’il fallait que j’aborde le sujet sur The Path She Took dès que j’aurais accumulé un peu plus d’expérience en la matière. Heureusement, Hélène de Travelling Petit Pain, une véritable pro du Workaway, s’est proposée pour nous donner toutes ses astuces pour choisir, obtenir et effectuer son volontariat via cette plateforme. Workaway est un site similaire au Woofing ou à Helpx pour échanger quelques heures de travail contre un lit et le couvert, mais j’ai choisi Workaway car c’est le plus rentable des trois et celui qui offrait le plus de choix au moment de mon inscription !


Quand j’ai décidé de m’expatrier au Japon avec un visa vacances/travail, je n’avais pas envie de reproduire la routine métro-boulot-dodo et le volontariat s’est donc imposé comme une excellente alternative. Pour 29€, Workaway donne accès pendant une année à un nombre illimité de volontariats dans tous les pays du monde, et après quatre mois de volontariat exclusivement avec Workaway, voilà quelques conseils si vous souhaitez vous lancer dans cette merveilleuse aventure !

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1 – Faire sa sélection

C’est l’étape que je préfère ! J’aime passer des heures sur le site à chercher LA perle rare. Dans le jargon où l’anglais est de mise, on appelle les gens qui nous héberge des “hosts” et les volontaires des “workawayers”. Je peux donc passer pas mal de temps à chercher mon host idéal avec une mission qui colle à mes envies et à mes compétences.

Cette étape, bien que plaisante, reste néanmoins critique. Il faut garder en tête plusieurs choses:

– Savoir ce que l’on veut: pas la peine de postuler pour aider dans une école quand on déteste les enfants ! Même s’il ne s’agit que d’un volontariat, cela reste un travail qu’il faut accomplir tous les jours !

– Garder en tête qu’il s’agit d’un volontariat, non d’un CDI à temps plein ! Faire 30h de travail en échange d’une chambre, on dit non (si, si ! Il y a des annonces comme ça …) ! Personnellement, après avoir testé plusieurs volontariats, je dirais que 20h/semaine pour une chambre est le maximum, sans oublier de compter au moins un jour de congé par semaine. Lorsque je travaillais 40h/semaine en France, je mettais maximum la moitié de mon salaire dans mon loyer. Du coup, 20h pour un toit sur ma tête, ça me semble correct. J’ai pu faire jusqu’à 35h de volontariat pour un logement personnel et des pâtes. Avec le recul, c’était trop et j’étais très stressée. Ne faites pas la même erreur !

– Regarder les avis laissés : cela peut être utile pour avoir davantage de détails sur le travail, l’environnement, les contreparties non mentionnés dans la description de l’hôte … et surtout savoir où l’on met les pieds !


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2 – Envoyer sa candidature

Le premier échange avec votre host est important. Il faut montrer votre intérêt et motivation pour devenir volontaire. On évite les emails courts du style “coucou, vous cherchez des volontaires?” et on écrit plutôt une sorte de mini “lettre de motivation” qui en jette un max. Si comme moi, vous êtes un peu flemmard sur les bords, écrivez-en une type dont vous personnaliserez juste l’introduction pour chaque host. Bien entendu, on rédige tout ça en anglais ! Dans sa lettre, on oublie pas :

– Une brève présentation : prénom, âge, date d’arrivée et durée du volontariat.

– Pourquoi vous êtes intéressé par cet endroit en particulier (c’est le moment où l’on passe la pommade à son futur host).

– Ce que vous pouvez apporter à votre host: expériences passées, intérêts, passe-temps, qualités … il faut vous vendre !

Certains hosts prévoient leur planning de staff longtemps à l’avance, d’autres non … Envoyez un premier message trois à six mois avant votre arrivée potentielle, mais n’hésitez pas également à contacter ou à recontacter les hosts au dernier moment !

De même, après plusieurs échanges avec votre host, vous pouvez être engagé de suite ou alors vous pouvez passer un entretien formel sur skype. Cela varie grandement. Le truc le plus “embêtant” est qu’il n’y a pas de contrat écrit. C’est un peu comme le Couchsurfing, il faut se faire confiance mutuellement, ne pas hésiter à bien communiquer avec votre host ou à poser des questions aux workawayers qui sont déjà passé par là. Ca permettra de se rassurer avant le départ et de bien savoir à quoi s’attendre !

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3 – Préparer sa venue

N’oubliez pas d’envoyer un petit email à votre host une ou deux semaines avant votre venue, histoire que l’on ne vous oublie pas. Certains hosts sont vraiment organisés et peuvent vous envoyer des “pre-arrival documents” avec toutes les informations nécessaires : le train à prendre, les choses à emporter, le déroulement de la journée type, … Si votre host joue les morts, c’est peut-être simplement sa façon de faire (sans oublier que tout le monde n’a pas forcément un accès facile au wifi), mais n’oubliez quand même pas de prévoir un plan B si les choses ne se passent pas comme prévues !

4 – Sur place

L’arrivée chez un host peut se dérouler de différentes manières, de “je ne te calcule pas et je continue ma vie” à “je t’ai préparé un repas chaud et un verre de vin, viens t’asseoir à ma table!”. Je dirais que l’important est d’être polie et serviable dès son arrivée pour montrer qu’on n’est pas là en vacances et qu’on est prêt à vraiment faire partie intégrante de la vie de ce lieu.

Le meilleur conseil que je puisse vous donner est de ne pas hésiter à partir si les conditions ne vous conviennent pas. Je me souviens qu’une volontaire m’avait racontée que son ancienne host interdisait à ses volontaires de rester dans leur chambre quand ils étaient en congés (en hiver, dans le nord du Japon !) et qu’ils ne pouvaient pas utiliser la cuisine ou la salle de bain s’ils étaient malades ! J’ai moi-même légèrement écourté mon dernier volontariat car l’ambiance générale ne me plaisait pas et je n’ai pas regretté mon choix.

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Finalement, pourquoi faire du volontariat ?

Bien souvent, on s’entend dire entre volontaires qu’on se lance dans cette aventure un peu pour “changer le monde” ou “faire une différence”. Evidemment, ma présence ne va pas changer la face de l’archipel Nippon. En revanche, j’apporte bel et bien ma pierre à un édifice ! Durant trois mois, j’ai travaillé dans une association qui s’occupe des chats abandonnés suite à la catastrophe de Fukushima. Je n’ai pas sauvé tous les chats abandonnés et je n’ai pas soigné tous leurs maux … en revanche, je leur ai donné de l’amour, j’ai réussi à guérir un chat malade, je me suis occupée de l’adoption de certains d’entre eux, … j’ai fait ma petite part !

Une autre excellente raison pour faire du volontariat à l’étranger est que cela permet de découvrir la culture locale d’une façon extraordinaire ! Vous ferez vraiment partie de la communauté et aurez certainement l’occasion de découvrir les coulisses de cette nouvelle culture comme jamais un touriste extérieur ne le pourra !

A vous de trouver un volontariat qui vous motive et de vous donner comme objectif “quand je vais partir, cet endroit sera meilleur que lorsque je suis arrivé”.

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