Voyager au Népal après le tremblement de terre – Part 2 : Spiritualité

Je me suis rendue au Népal un an après les tragiques tremblements de terre. Sur place, le constat est effarant : les touristes ont déserté le pays, alors que c’est, plus que jamais, le moment où les Népalais ont besoin de relancer l’économie touristique ! Certes, le pays a changé, tout comme la vie de nombreux habitants, mais le Népal, avec ses paysages magnifiques et ses sourires, est toujours là. Cet article est le deuxième d’une série de trois qui répond à la question : “Que faire au Népal après le tremblement de terre ?”. Le premier article se concentrait sur les activités, celui-ci aborde la spiritualité, et le troisième parlera de la vie et de la culture locale. On se donne rendez-vous à Katmandou ?


Au Népal, les temples sont partout et la religion tient une place importante dans la vie de tous les jours. Les pratiquants hindouistes et bouddhistes se côtoient sans accrocs. D’ailleurs, les hindouistes et les bouddhistes se rendent dans les mêmes temples et honorent les mêmes lieux sacrés. Chacun accepte l’autre. Ce simple détail sur la vie Népalaise suffit à montrer qu’on a beaucoup à apprendre de leur approche de la spiritualité, n’est-ce pas ?

Drapeaux de prières et dieux hindous.

Drapeaux de prières et dieux hindous.

J’ai rencontré beaucoup de gens sur le chemin qui avaient profité de leur voyage pour en apprendre plus sur l’hindouisme ou le bouddhisme. D’autres, au contraire, s’étaient rendu au Népal avec comme but premier de développer leur spiritualité. Dans un cas comme dans l’autre, je trouverais bien dommage de repartir de ce pays sans en apprendre plus sur ces religions. Le Dal Bhat c’est très bon, mais la nourriture spirituelle est aussi essentielle (à en croire les locaux) !

LES TEMPLES

Il y en a partout. A chaque coin de rue : un temple. Si tu es vraiment un débutant en matière d’hindouisme ou de bouddhisme, visiter un temple en compagnie d’un local ou d’un guide peut t’aider à comprendre la philosophie ou les symboles derrière ces religions. Pour ma part, après déjà un mois en Inde, je n’avais plus vraiment envie de voir un temple de plus.

chanyu temple

Un des temples les plus connus est le “Monkey Temple” à Katmandou : beaucoup (beaucoup !) de marches mènent au temple et à une belle vue sur tout Katmandou, idéal pour regarder le soleil se coucher ! Par contre, l’endroit est complètement envahit d’étals à souvenirs pour touristes, et il faut faire attention à ne pas sortir sa nourriture devant les singes ! L’entrée coûte 200 roupies.

Monkey Temple.

Monkey Temple.

BODNATH

Pour s’immerger un peu plus dans la religion bouddhiste, Bodnath est la ville idéale ! Située dans la banlieue de Katmandou, son énorme stupa blanc est le lieu bouddhiste le plus sacré du Népal. Malheureusement, le dôme a été en grande partie détruit pendant le tremblement de terre. Malgré tout, des centaines de personnes continuent de faire le tour du stupa tous les jours, alors même que les ouvriers sont au travail en haut du dôme !

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La ville de Bodnath contient également un nombre record de monastères. Il faut savoir que ce n’est pas du tout dans la culture bouddhiste de refuser l’entrée, et il ne faut donc pas hésiter à entrer dans les différents lieux de culte ! En me baladant au hasard des rues pendant ma visite, je suis très vite tombée sur un monastère dont le portail ouvert laissait s’échapper les sons d’une puja (prière).

monastery gate

Je m’y suis aventurée et les moines m’ont immédiatement invités à participer. Je ne connaissais pas cette pratique, et les moines me montraient discrètement quoi faire avec les objets qu’on me donnait. Après la prière, j’ai même eu droit à un petit tour du monastère et à la rencontre de ces adorables apprentis !

monastery boys monks

KOPAN MONASTERY

Kopan Monastery n’est pas très loin de Katmandou, mais c’est vraiment un lieu à part. Je m’y suis retrouvée plus ou moins par hasard, puis y suis restée cinq jours, mais j’y serais restée encore plus longtemps si ça avait été possible. Ce monastère propose des retraites (pour les très expérimentés), des cours (pour tout le monde, il y en a même un “d’introduction”), et le reste du temps il est possible d’y rester en “private stay”. C’est ce que j’ai fait. Pour 700 roupies par jour, j’avais un lit dans une chambre de quatre bien propre, trois repas par jour, une discussion de groupe de deux heures tous les matins avec une nonne, et l’accès libre aux jardins, aux prières du matin et du soir, et à l’incroyable bibliothèque du monastère !

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L’ambiance est détendue, calme, les gens sont intéressants et ouverts d’esprit et les jardins sont complètement magiques. Pour aller encore plus loin, on peut également choisir de passer du temps en silence. C’est ce que j’ai fait pendant deux jours. En repartant de Kopan, mon esprit était vide, je flottais sur mon petit nuage et j’avais appris beaucoup. Je recommande donc très très très vivement ! Attention cependant : il faut réserver quelques jours en avance.

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Le ruban jaune, symbole du silence.

Il existe évidemment d’autres monastères ou lieux proposant des cours au Népal, notamment le Pokhara Buddhist Meditation Centre !

Main Gompa, Kopan Monastery.

Main Gompa, Kopan Monastery.

VIPASSANA

La méditation Vipassana est une retraite très intense de dix jours. Bien que des centres existent également en France, beaucoup choisissent de le faire à l’étranger. Plusieurs personnes que j’ai croisées au Népal ont tenté l’expérience, et tous n’avaient que des retours positifs. Certains pratiquaient déjà avant, d’autres n’avaient jamais médité avant d’arriver (pour être honnête, je trouve ça un peu rude quand même). Où que tu en sois dans ta pratique spirituelle, Vipassana est peut-être ce qu’il te faut pour faire un pas de plus ! Au Népal, on m’a particulièrement recommandé le centre Dhamma Shringa.

Pour apprendre à méditer en deux minutes : c’est ici !

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