Voyager au Népal après le tremblement de terre – Part 3 : Vie et culture locale

Je me suis rendue au Népal un an après les tragiques tremblements de terre. Sur place, le constat est effarant : les touristes ont déserté le pays, alors que c’est, plus que jamais, le moment où les Népalais ont besoin de relancer l’économie touristique ! Certes, le pays a changé, tout comme la vie de nombreux habitants, mais le Népal, avec ses paysages magnifiques et ses sourires, est toujours là. Cet article est le troisième et dernier d’une série qui répond à la question : “Que faire au Népal après le tremblement de terre ?”. Le premier article se concentrait sur les activités, le deuxième sur la spiritualité, et celui-ci aborde la vie et la culture locale. On se donne rendez-vous à Katmandou ?


Je voyage pour comprendre, pour élargir mon esprit, pour assimiler d’autres cultures et d’autres façons de penser. C’est vrai pour tous les pays, mais j’ai l’impression que le Népal m’encourageait particulièrement à voyager lentement et à prendre le temps de faire connaissance avec les habitants. Il faut dire que les Népalais sont des gens extrêmement chaleureux, qui gardent toujours la porte ouverte et le sourire aux lèvres !

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Il a retrouvé le sourire en voyant ma photo.

Depuis le tremblement de terre, la vie au Népal n’est pas facile tous les jours. Partout où j’allais, les gens combattaient le manque d’eau et d’électricité. Les dégâts causés par le tremblement de terre, associés à l’abandon des touristes, a en plus entrainé une partie de la population vers la pauvreté. Un an plus tard, certains vivent encore dans des camps de réfugiés, sans les moyens pour se construire une nouvelle maison.

Les rues de Thamel, Katmandou.

Les rues de Thamel, Katmandou.

Ce n’est pas un constat joyeux, certes, mais saches que ta présence est d’une aide précieuse ! Non seulement tu peux, en suivant les conseils ci-dessous, en savoir plus sur les Népalais et gagner une nouvelle appréciation des conforts de la maison, tu peux également aider des familles entières ! Pour cela, pas besoin de distribuer des roupies dans la rue, il suffit de bien utiliser son temps et de privilégier un mode de voyage au plus près des habitants.

OU ALLER

A Thamel (le quartier touristique de Katmandou) ou à Pokhara, il y a autant d’étrangers que de Népalais. Ce n’est pas là que tu vas en apprendre plus sur la culture locale. Par contre, dès que j’ai commencé à m’enfoncer dans la vallée de Katmandou, je me suis retrouvée dans des villages plus petits, où j’étais la seule touriste en vue. J’ai pu discuter avec les locaux, tous ravis de voir enfin une étrangère revenir dans leur village, et les enfants me couraient après dans les rues pour me parler.

Sur le trek Nagarkot - Changunarayan - Bhaktapur.

Sur le trek Nagarkot – Changunarayan – Bhaktapur.

OU DORMIR

Au Népal, une guesthouse (qui comprend souvent un repas et/ou le petit déjeuner) peut revenir au même prix qu’une auberge de jeunesse. A Changunarayan, j’ai dormi dans une guesthouse tenue par deux soeurs (la première boutique à gauche après avoir payé l’entrée du village). J’ai discuté toute la soirée avec la plus jeune des deux, qui m’a raconté sa vie et montré les photos de son marriage (arrangé). Elle avait mon âge, se levait à 4h du matin pour aller chercher l’eau, puis passait sa journée à cuisiner et à s’occuper de la maison de son mari, tout en essayant de finir ses études. En saison, toute la famille passait la journée dans les champs et rentrait, épuisée, après la nuit. Elle me confiait à demi-mots son envie de vivre autre chose, de voyager, ou juste d’avoir du temps pour lire. C’est une rencontre qui m’a profondément ébranlée, et que je n’aurais jamais pu vivre si je m’étais contentée de l’hôtel indiqué dans mon guide de voyage.

Les deux soeurs.

Les deux soeurs.

FAIRE DU VOLONTARIAT

J’étais déterminée à faire du volontariat au Népal, mais trouver un endroit où se rendre utile est moins facile qu’on ne le croit. La triste vérité c’est que la majorité des habitants ont plus besoin de notre argent que de notre présence. En matière de volontariat pur, je peux tout de même recommander All Hands, Project Nepal (ils agissent aussi dans d’autres parties du monde). Cette association m’a été recommandée par un lecteur. Elle ne demande pas d’argent en échange de l’opportunité de volontariat. Je ne m’y suis pas rendue car ils demandent un travail très physique dont je ne me sentais pas capable, mais les échanges que j’ai eu avec eux montraient leur savoir faire et leur bon vouloir.

Une école privée près de Chitwan.

Une école privée près de Chitwan.

L’autre option (celle que j’ai choisi) est d’utiliser Workaway. En échange de 4-5H de travail par jour, le voyageur est nourri et logé. Au Népal, le site a exceptionnellement autorisé une grande majorité des hôtes à demander un petit don de 5 dollars par jour en échange. Avec Workaway au Népal, j’ai travaillé dans une ferme au Chitwan et un orphelinat à Lalitpur.

Les enfants de Lalitpur.

Les enfants de Lalitpur.

Mais ça ne s’arrête pas là. Les deux hôtes que j’ai ainsi rencontrés m’ont permis de découvrir tout un tas d’endroits et d’expériences auxquels une touriste n’aurait jamais eu accès. J’ai nommé une fête pré-marriage, une école privé, une école publique, la fête des mères Népalaises en famille, de tout petits villages qui ne sont pas sur les guides, et bien sur toutes les petites habitudes qui font la vie quotidienne népalaise ! J’en ai appris bien plus sur le Népal, sur ses habitants, et sur la vie en générale, en voyageant ainsi, qu’en restant sur le chemin battu !

Cérémonie de fête des mères à l'orphelinat.

Cérémonie de fête des mères à l’orphelinat.

SOCIAL TOURS

Je voulais également faire une mention spéciale pour Social Tours, une agence sur Katmandou. Les tours “Go Local” qu’ils proposent sont complètement uniques et sont fait pour aller à la rencontre des locaux. J’ai ainsi participé à un cours de cuisine qui commençait par aller faire les courses à l’épicerie du coin, puis à préparer le Dal Bhat. Ils proposent également des rencontres avec des moines ou encore la visite d’ateliers pour s’essayer au tissage.

Ainsi s’achève cette série de trois articles sur le Népal, j’espère qu’ils t’auront été utiles !

 

 

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2 commentaires sur Voyager au Népal après le tremblement de terre – Part 3 : Vie et culture locale

  1. Super utile oui, merci! Ca fait du bien de voir du nouveau au rayon “conseils de voyage” et pas toujours le “ou manger les meilleures nouilles?” / “ou trouver les lits les plus douillets?”… Je t’encourage à en écrire plus des comme ça!

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