Devenir un voyageur éco-responsable en 7 étapes

C’est tellement facile de voyager aujourd’hui, nous avons bien de la chance. Après trois clics sur Internet et quelques pages d’un guide de voyage, on peut partir avec tout un tas d’informations déjà en tête. Et, non seulement il est facile de voyager, il est aussi facile de voyager bien. De faire les bons choix pour s’assurer que le voyage fait du bien à la planète et aux locaux, et pas seulement à nous.

Rassure toi, je ne vais pas te demander de t’isoler dans une hutte sans wifi au fin fond des plaines d’Asie (quoi que ça peut être sympa aussi). Au contraire, cet article est là pour t’aider à devenir un voyageur éco-responsable en 7 étapes faciles, quasi sans efforts, c’est promis !

1. Etre bienveillant

Tu vois, on commence avec le plus simple, même pas besoin de bouger. La première étape pour être un voyageur (et un être humain) éco-responsable, c’est de développer son sens de l’empathie. Le problème, c’est souvent qu’on a du mal à s’intéresser à ce qui ne nous concerne pas directement. Difficile de pleurer pour quelqu’un qui habite de l’autre côté du monde, ou pour un animal que l’on a jamais vu. Mais j’espère qu’en voyageant, tu as commencé à te rendre compte que les « autres » ne sont pas si loin ni si différents de toi.

Alors, à partir de maintenant, ouvre grand ton cœur et n’oublie plus jamais que c’est pas parce que tu ne connais pas quelqu’un que cet être ne mérite pas ton attention et ta bienveillance. Et boum ! te voilà un voyageur éco-responsable. Tu verras que, une fois cette première étape atteinte, le reste deviendra très facile. Ca paraît tellement naturel d’aider ceux qu’on aime !

2. S’informer

J’ai envie de croire que la plupart des gens qui montent à dos d’éléphant ou arrachent un petit bout de la Grande Barrière de Corail en passant étaient simplement des touristes mal informés. Comme je le disais plus haut, c’est tellement facile aujourd’hui d’obtenir des informations !

Il suffit de faire l’effort de se poser les bonnes questions, de chercher les réponses et d’agir en conséquence, logique ! Plus tu prendras l’habitude de chercher l’information, plus il te seras facile de faire les bons choix. Fini les compagnies de safari qui caressent les lionceaux et autres horreurs, tout ça devient complètement évident.

3. Choisir local

Une question que je me pose toujours en choisissant où je dors, où je mange et quelles compagnies j’utilise : qui va gagner mon argent ? C’est franchement dommage que certaines destinations magnifiques attirent des tonnes de touristes sans gagner un centime car les touristes choisissent des compagnies, des restaurants et des hôtels occidentaux qui parlent leur langue.

En choisissant un guide ou une auberge locale, non seulement tu auras le privilège d’entendre un local parler de son pays, mais en plus tu investis ton argent dans le développement du dit pays, plutôt que dans le Hilton (qui franchement n’en a pas besoin).

4. Faire attention aux animaux

Les animaux sont souvent les premières victimes du tourisme non réfléchi. Pour t’aider à déterminer rapidement si tu t’apprêtes à faire une activité qui nuit à des animaux, voilà une façon simple de réfléchir : si tu peux toucher l’animal, si l’animal est dans une cage (ou aquarium) trop petite, ou si l’animal se donne en spectacle, alors évite cette activité à tout prix. Et, non, il n’y a pas d’exception.

Les animaux ne sont pas nés pour être caressés ou dressés par les humains. Pour obtenir cela d’un animal sauvage, ils doivent être constamment battus et/ou drogués. Je ne vais pas raconter toutes mes histoires d’horreur ici, mais c’est très facile de s’informer sur le sujet sur Internet (on en revient à l’information, t’as vu comme ça tourne bien) !

5. Donner par procuration

J’aime choisir des compagnies locales qui s’engagent pour la conservation de leur pays. En effet, cela me permet de donner de l’argent par procuration. Les sous que je verse à la compagnie sont ensuite en partie donné à des associations. Ca vaut donc encore plus le coup de se renseigner sur les engagements des compagnies que tu souhaites réserver !

Bien sûr, il est aussi possible de donner directement. En général, quelqu’un qui a de quoi voyager a aussi de quoi donner un peu tous les mois. Pour conserver les forêts que j’aime tant explorer, je donne 20 euros à Cool Earth (mon association préférée) tous les mois. C’est pas grand chose, mais c’est également une forme d’engagement !

6. Garder les bonnes habitudes

Ca paraît évident, mais il ne faut pas non plus oublier toutes les bonnes habitudes prises à la maison. Economiser l’énergie, ne pas gaspiller l’eau, éviter les bouteilles et les sacs plastiques, ne pas jeter ses déchets par terre (même si les locaux ne se gênent pas, eux), recycler, … Toutes ces petites choses simples qui sont devenues la routine à la maison, mais qui ont parfois tendance à nous sortir de l’esprit une fois sur la route.

Les transports sont, également, un de ces petits détails très chers en énergie à ne pas oublier. Ca peut paraître évident, encore une fois, mais essaye autant que possible de limiter l’avion, ou au moins de choisir un vol direct, et bien sûr de prendre les transports en commun une fois sur place. En plus, c’est plus pratique pour admirer le paysage !

7. Partager

Avec toutes ces informations en tête, ça serait bien dommage de ne pas partager ton savoir avec les autres voyageurs. Moi, je ne me gène pas et, plus d’une fois, j’ai réussi à dissuader des voyageurs de pratiquer des activités non-responsables au bout d’une simple discussion.

Que ce soit en échangeant les informations sur la route, en discutant sur les forums ou en partageant sur les réseaux sociaux, à chaque fois que tu touches quelqu’un tu aides à créer une génération de voyageurs éco-responsables. Un grand merci pour la planète ! Tu vois, c’était pas si compliqué ?

Ya plus qu’à partager !

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