3 très bonnes raisons de devenir vegan maintenant

J’ai déjà conseillé d’arrêter la viande, mais aujourd’hui on passe à autre chose (enfin, à la suite logique): 3 très bonnes raisons de devenir vegan, dès maintenant. Cet article vient compléter les raisons déjà énoncées dans “3 très bonnes raisons d’arrêter la viande“, je te conseille de lire les deux pour être bien informé !

Encore une fois, j’en entends certains protester que cet article n’a rien a faire sur un blog voyage, et j’y répondrai à peu près la même chose que la dernière fois. D’abord, ce blog est une expression de mon opinion et de mon expérience, donc j’y écris ce qui compte pour moi. Ensuite, je pense que, si le voyage est si profitable, c’est car il ouvre l’esprit. Avec cette nouvelle ouverture d’esprit, on finit par regarder les autres autrement, à arrêter de penser que ceux qui sont loin (mais pas si loin finalement) ou différents (mais pas si différents après tout) comptent moins que notre cercle intime. D’ailleurs, c’est toujours sur la route que je croise le plus de végétariens, de végétaliens et de vegan. Coincidence ? Je ne pense pas.

Avant de commencer, un petit rappel sur la terminologie:

Végétarien : ne mange pas de viande, de poisson ou autres animaux tués.

Végétalien : ne mange aucun produit animal (viande, produits laitiers, oeufs, …)

Vegan : ne mange ni n’utilise aucun produit animal ou ayant occasionné une souffrance animale (cuir, laine, maquillage testé sur les animaux, …)

Alors, je sais bien que ça a l’air très compliqué et contraignant au premier abord, mais je te jure que non. C’est comme voyager vert, une fois qu’on est convaincu et qu’on a un peu d’empathie dans le coeur, tout devient monstrueusement facile ! C’est parti :

1. Devenir vegan pour protéger l’environnement

Je connais pas mal de vegan qui sont passé à cette façon de manger pour des raisons purement écologiques, et pour cause ! L’élevage dans le monde produit plus de gaz à effet de serre que la pollution de nos voitures. C’est difficile de se rendre compte de l’ampleur du problème en ne voyant que les steaks sur les étagères du supermarché et les chaussettes en laine vendues au magasin de fringues du coin. Pourtant, l’exploitation animale prend énormément d’énergie et de place : la place pour entreposer les animaux, la place pour faire pousser leur nourriture, l’énergie pour les transporter, l’eau pour les abreuver, … et on ne parle pas ici que des animaux destinés à être mangés, mais aussi des vaches laitières, des poules pondeuses, des moutons pour leur laine, des animaux de laboratoire, et bien plus encore.

Je l’ai déjà mentionné dans mon dernier article, mais voilà deux petites infos à garder en tête :

L’élevage est la première cause de déforestation dans le monde.

Nous produisons assez de nourriture pour tous les habitants de la planète, mais la grande majorité est utilisée pour le bétail. 

N’importe quel écolo sérieux te le dira : la plus grosse différence que tu peux faire pour l’environnement passe par ton assiette !

2. Devenir vegan pour se sentir fan-tas-tique

Je ne suis pas devenue vegan pour améliorer ma propre santé. Mes deux gros arguments étaient le bien être des animaux et l’environnement. J’ai donc été très surprise de ressentir les effets du veganisme sur mon organisme. J’étais déjà végétarienne depuis des années, en bonne santé et d’une corpulence normale, mais mon changement d’alimentation a encore amélioré les choses. La peau, la digestion, l’énergie, … Ca me fait bien rire quand j’entends les clichés du “végétarien anémique carencé” ! Franchement, je pète la forme et je n’ai jamais été aussi bien dans mon corps que depuis que j’ai arrêté de consommer tout produit animal.

Petite digression diététique : en mangeant vegan ou végétalien, tu ne manques de rien, il suffit de vérifier ça sur n’importe quel tableau nutritionel. Bien sûr, il faut être vigilant avec l’équilibre alimentaire, mais c’est vrai pour les omnivores également (si tu manges des frites tous les jours, tu seras un vegan carencé, ça tombe sous le sens).

Il n’y a qu’un seul élément qu’on ne trouve pas dans l’alimentation végétale : la B12, pour laquelle il est bon de prendre des suppléments pour ne pas souffrir de carence. Pour info, la B12 est d’origine bactérienne, présente dans la terre. C’est un élément dont l’humain a besoin en dose minime, mais néanmoins essentiel. Les grands herbivores comme les vaches ont la capacité de “cultiver” la B12 dans leur estomac, ce qui auparavant permettait à l’humain de satisfaire ses besoins en B12. Aujourd’hui, avec les élevages complètement industrialisés, l’appauvrissement des terres et la découverte d’une façon de cultiver la B12 dans des cuves sans impliquer les animaux, les choses ont bien changées. C’est maintenant les animaux d’élevage qui sont souvent supplémentés en B12 afin de le faire ensuite passer aux humains ! Bref, autant se supplémenter soi-même, si tu veux mon avis …

3. Devenir vegan pour lutter contre l’exploitation, l’injustice et l’esclavagisme

Et oui, tous ces gros mots là. Et je vais en rajouter un autre : le spécisme.

Explication : le racisme, c’est penser que certaines races sont supérieures à d’autres (heureusement on a bien évolué sur ce point là). Le sexisme, c’est penser qu’un sexe est supérieur à l’autre (bien évolué aussi, même si c’est pas toujours gagné). Le spécisme, c’est penser que certaines espèces sont supérieures à d’autres, et c’est là qu’on a du boulot.

Un veau trop mignon rencontré sur la côte d’Afrique du Sud.

Je ne comprends pas pourquoi, parce que je suis humain, je devrais avoir plus de droits qu’une vache. Est-ce que c’est parce qu’elle ne parle pas français ? Parce que son cerveau est moins développé que le mien ? Ca parait assez injuste. L’homme a 99% de génomes communs avec un bonobo, et 92% de génomes communs avec une vache ! En sachant cela, ce n’est pas si fou que ça de considérer que nous sommes tous des êtres vivants sensibles. A la place, l’humain fait subir aux autres espèces les pires horreurs.

En partant du principe que nous sommes égaux, alors ce que nous faisons aux animaux n’est rien de moins que du meurtre, de la torture et de l’esclavage. Même dans le cas des petits producteurs ou des poules dans le jardin, cela reste une forme d’exploitation. On ne ferait pas ça à un autre être humain, n’est-ce pas ?

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Si tu as des questions sur le sujet, n’hésite pas à les laisser en commentaire ou à me les envoyer directement sur la page Contact. Je suis très ouverte à la discussion, c’est bien normal de se sentir instable face à des réflexions qui vont à l’encontre de ce qu’on entend depuis l’enfance. Je suis là pour ça !

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