Twaming, donne un sens au voyage

Tu connais le Twaming? Dès que j’en ai entendu parler, j’ai su que je voulais en savoir plus, et aider ce mouvement à se faire connaître.

Le principe est simple : un voyageur a envie, bien sûr, de voyager, mais également de partager avec les locaux ses talents ou ses idées, d’enseigner ou de créer un véritable échange. Il s’inscrit sur le site, devient Twamer, et part. Sur place, les institutions (écoles, hopitaux, ect, …) – les Twamhosts inscrits sur le site – qui sont intéressées par son projet, lui donne un public.

Alors, si tu as envie de sensibiliser le monde au réchauffement climatique, de faire le clown pour faire sourire les enfants, ou même juste de parler de ton pays, tout en voyageant, le Twaming est fait pour toi. Tu peux même aller tout de suite visiter le site ici même.

Pour ma part, je n’ai pas encore eu l’occasion de tester cette formidable façon de parcourir le monde, et j’ai donc contacté Nicolas, un Twamer expérimenté avec des histoires plein les poches qui a accepté de nous raconter les moments marquants de son expérience !

« J’ai choisi de quitter un mode de vie classique il y a trois ans afin de vivre mes rêves. Voyager au bout du monde, à la rencontre des autres et de moi, échanger et découvrir chaque jour de nouvelles choses. J’ai ainsi embarqué dans un voilier qui m’a amené des îles Canaries aux Caraïbes en passant par le Cap Vert, puis ai baroudé sur les Antilles, en Amérique du sud, et puis en Europe. J’ai découvert le projet Twam grâce à l’énergie enthousiaste diffusée par son créateur lors d’évènements comme le festival « Partir Autrement ».

J’ai commencé mon aventure Twam dans une école de Martinique, dans une petite ville qui ne voyait jamais passer de voyageurs. Je leur ai parlé de mes aventures : le voilier, les dauphins et les poissons volants, les maisons faites dans des grottes aux Canaries pour se protéger du chaud, l’auto-stop et ses multiples anecdotes, j’ai tenté de les sensibiliser à l’écologie en parlant de l’âge de notre planète, du temps qu’il a fallu pour fabriquer la vie et à quel point elle est précieuse. Ils m’ont posé des questions sur mon sac à dos, j’ai expliqué que le compartiment inférieur est mon armoire, le milieu ma cuisine et ma salle de bain, ma tente est ma chambre, et c’est donc toute ma maison que j’ai avec moi et c’est tout ce dont j’ai besoin.

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Ruimveldt Children’s Aid Center, Georgetown, Guyana

Très souvent, au cours de ce périple, j’ai sorti ma carte du monde (où mon trajet était tracé au stylo) pour demander à toute personne de me pointer son pays. Les enfants savaient souvent répondre, selon la classe sociale, mais les vieux, surtout des pays émergents, ne savaient pas. Généralement, les échanges qui suivaient cette démonstration étaient très intéressants. Surtout pour moi, d’ailleurs, de réaliser que savoir ce genre de chose est complètement inutile pour des paysans péruvien ! Ce genre de constat a été très récurent dans mon cheminement, j’ai toujours été attentif à ne pas arriver comme le mec qui sait tout, à ne pas être le gringo (blanc) qui veut imposer son savoir . Humilité, patience, enthousiasme, sont pour moi les clés qui permettent de briser les barrières culturelles, d’avoir un réel échange.

En Guyane Britannique (Guyana), j’ai donné des cours de jonglage à des enfants de la rue, dans un centre d’aide qui leur donnait l’école gratuite. Ces enfants n’avaient jamais vu un jongleur, et ne savaient rien faire avec leur main, mais leur dextérité s’est rapidement développée. Cet établissement étant géré par une dame connectée, j’ai pu la faire inscrire sur le site Twam, et j’espère que d’autres voyageurs sont passés depuis donner de la nouveauté à ces enfants à l’avenir flou.

En réalisant un voyage initiatique, on ne part pas seulement pour se changer les idées, mais avec l’intention gravée dans le coeur de grandir et de dépasser ses habitudes et ses convictions pour évoluer. Ainsi, chaque rencontre ramène à soi, j’ai rencontré beaucoup de gens qui m’ont aidé à grandir, et les enseignements qu’ils m’ont donnés résonnaient chaque fois en moi et ont fait avancer mes questionnement les plus profonds. Au-delà du Twam, j’ai découvert la force des échanges désintéressés, du grandir ensemble pour fabriquer un monde meilleur.

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Rondonopolis, Brésil

Si j’ai l’occasion de voyager cette année, je n’hésiterai pas à renouveler l’expérience. J’essayerai de trouver des lieux où semer des graines de rêve et de magie. A mon sens, il s’agit de se sentir humain, entouré d’autres humains vivant sur une même planète, tous voulant vivre heureux. En temps que Twamer, cette vertu est gravée dans mon coeur. J’ai l’impression que les autres humains vivent des fois trop dans leur tête et pas assez dans leur coeur pour le ressentir. Les habitants des pays où je suis allé m’ont souvent confiés qu’ils n’avaient pas l’habitude de ce comportement. On m’a dit une fois : « El gringo no habla » (le blanc ne parle pas). C’est une triste remarque, aussi triste que la personne qui se voit ignorée par des touristes conventionnels qui ne prennent pas le temps de discuter avec eux. Ma devise : Avec humilité et bienveillance, le sourire ouvre toutes les portes du monde. »

Merci mille fois à Nicolas pour son témoignage, ça donne vraiment envie de vivre cette expérience. Si tu veux en savoir plus, n’hésite pas à le contacter via sa page. Alors, qui est prêt pour une expérience de voyage hors du commun ?

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2 commentaires sur Twaming, donne un sens au voyage

  1. C’est marrant j’ai fini il y a pas longtemps la lecture du bouquin « Le monde en stop » de Ludovic Hubler, le fondateur du Twaming et alors qu’il en expliquait la création, je me disais Twaming? Hmm j’en ai déjà entendu parler quelque part… mais où? Et là bingo, mais oui sur TPST of course 😉
    T’as essayé ?

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