Le jour où j’ai vu mon premier éléphant, j’ai pleuré

Quand je suis partie en trek dans la jungle Népalaise, j’étais à l’affut des rhinocéros, des crocodiles et du très discret tigre. Je savais que ce n’était pas la bonne saison pour les éléphants, car ils avaient émigrés de l’autre côté des montagnes à la recherche de nourriture.

Mais, soudainement, alors que je marchais le long de la rivière sous le soleil écrasant, une énorme silhouette émergea face à moi, ses contours rendu flous par la distance et la chaleur. Je percutais quelques secondes plus tard : j’allais voir mon premier éléphant.

L’animal avançait très lentement, parfois immobile pendant quelques secondes avant de se décider à avancer sa patte géante. Sa trompe se balançait d’un côté à l’autre.

J’étais subjuguée. Je m’arrêtai sur le bord du chemin pour le regarder passer. C’était le plus bel animal que j’avais jamais vu. Il était si imposant, sa peau ridée et épaisse, ses yeux si intelligents. Il était magnifique. Il inspirait l’émerveillement et le respect.

Photo source.

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Et puis tout à coup, j’ai vu.

J’ai vu les quatre personnes perchées sur la plateforme sur son dos.

J’ai vu le crochet en métal acéré dans la main du conducteur.

J’ai vu la lourde chaine enroulée autour d’une de ses pattes.

J’ai vu qu’il était un esclave.

Abasourdie, j’ai regardé l’éléphant s’éloigner sous la menace du crochet. J’ai regardé les gens sur son dos. A quoi pensaient-ils ? J’ai ressenti une vague de haine, peu familière, envers ses gens. Alors que l’animal disparaissait dans la poussière lointaine, je sentis un picotement sous mes paupières. Je clignai des yeux et réalisai que j’étais en train de pleurer. Je m’éloignai lentement et m’assis par terre, fouillant dans mon sac pour me donner une contenance et cacher mes larmes.

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J’ai vu passer tellement d’articles sur le tourisme des éléphants récemment, je m’étais juré de ne pas en écrire un également. Tout d’abord parce que je pensais que la question avait été suffisamment couverte. Ensuite parce que je trouve toujours ça très hypocrite quand tout le monde s’indigne sur ce genre de sujet tout en mangeant un hamburger ou en portant des chaussures en cuir.

Mais, alors que j’observais ses gens sur le dos de mon premier éléphant, je me posais forcément la question : n’avaient-ils pas reçu l’info que monter à dos d’éléphant n’était plus acceptable maintenant ? Ou peut-être qu’ils étaient au courant mais n’en avaient rien à faire ?

Donc je vais essayer une dernière fois : NE MONTE PAS A DOS D’ELEPHANT.

Il n’y a pas de “mais ici ils sont bien traités”, ou de “mais sans une plateforme ça va”, ou de “mais si c’est juste moi c’est pas bien lourd”. Les éléphants ne sont pas fait pour nous porter. Leur musculature n’est pas faite pour supporter du poids sur leur dos, même une seule personne leur fait mal. De plus, s’il est possible de les monter, c’est qu’ils ont d’abord été “entrainés”, et crois-moi ce n’était pas avec une carotte ou un su-sucre. Franchement, je n’ai même pas envie de rentrer dans les détails ici, ils subissent simplement une horrible torture.

Si tu veux jouer avec eux, ou assister au bain, trouve un endroit qui n’offre que cette activité. S’il est possible de les monter, tu participes quand même à cette industrie monstrueuse car ils ont quand même été “entrainés”, ils sont toujours des esclaves.

Tant a déjà été dit et écrit sur le sujet, il est temps de se réveiller et de complètement supprimer cette activité. Et tu as le pouvoir de le faire, en refusant de monter à dos d’éléphant et en en parlant autour de toi.

Elephants are taken very young so they can be "broken" properly. Photo source.

Les éléphants sont capturés très jeunes pour pouvoir être « entraînés » comme il faut. Photo source.

Pour finir, si tu es déjà un de ceux convaincus que les éléphants ne devraient pas être traités comme cela, est-ce que tu veux bien prendre une ou deux minutes pour pousser la réflexion un peu plus loin ? Si on est d’accord que les éléphants ne devraient pas être nos esclaves et forcés de nous transporter, qu’est-ce qu’on fait des chameaux ? Et des chevaux ? Et des centaines de vaches enchainées à leurs étables en ce moment ? Et des milliers de poules coincées dans des cages à l’instant même ?

Je ne veux pas trop insister, mais ça vaut une petite réflexion.

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S’il te plait, aide nous à faire passer le mot et dis-moi ce que tu penses de tout ça dans les commentaires juste en dessous !

4 commentaires sur Le jour où j’ai vu mon premier éléphant, j’ai pleuré

  1. Tout à fait d’accord! Je souhaiterais en voir un jour dans la nature en Afrique, mais pas monter dessus! C’est en liberté qu’ils sont beaux!

  2. Ahlala, je le répète tellement aussi ! J’ai vécu en Thailande 2 ans et ça fait 5 ans que je suis en Asie et je ne comprends toujours pas comment des attractions comme la balade à dos d’éléphants ou toute autre attraction incluant des animaux peuvent encore attirer des touristes ! Les gens sont-ils si ignorants ?
    Que l’on soit végétarien ou pas, c’est toujours bien de commencer à s’intéresser à la cause animale et commencer à bannir ce genre de pratique tellement choquante et aberrante !

    • J’espère effectivement que c’est de l’ignorance, parce que s’ils font ça en sachant la douleur de l’animal, c’est un peu déprimant pour l’espèce humaine. En tous cas bravo d’en parler et de défendre la cause 😀

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