Aujourd’hui, c’est nul de voyager

Quand je parle de mes voyages, je sais que j’ai tendance à ne raconter (comme beaucoup de bloggers) que le côté soleil, arc-en-ciel, petits oiseaux qui chantent et grand bonheur. Mais la vérité c’est que, parfois, ça ne ressemble pas à ça du tout. Des fois, je suis fatiguée, je m’ennuie ou je suis malade. Et d’autres fois, il y a eu des jours où j’étais même vraiment énervée, ou très triste, ou même déprimée.

J’ai longtemps hésité entre publier cet article ou le laisser s’oublier dans mon carnet de note. J’ai hésité, tout d’abord parce que c’est privé, mais surtout car j’avais peur que tu penses des choses comme « quelle enfant gâtée, elle se plaint de voyager tout le temps ! ».

Et tu as bien raison : j’ai une chance incroyable, et je ne me plains pas du tout de ma vie. Mais je tiens aussi à refléter la vérité sur ce blog, et à te donner une vision aussi fidèle que possible du voyage !

Voilà donc cinq jours où, bien que rien d’horrible ne soit arrivé, j’avais envie de rentrer chez moi, ou de puncher les murs, ou encore de me terrer au fond d’un trou. Parce que ça arrive à tout le monde, tout simplement.

1. TREKKER AVEC UNE TENDINITE EN ECOSSE

me hurt-small

J’ai déjà un peu raconté cette histoire ici, car c’est la toute première, mon premier moment de « c’est nul je veux rentrer chez moi » en voyage. Quelques semaines avant de partir pour un trek en Ecosse, je me suis faite une tendinite à la cheville. Je suis quand même partie, super enthousiaste, jusqu’au quatrième jour de trek où j’ai du abandonner à cause de la douleur. J’ai pris le bus pour rejoindre la prochaine étape puis ai passé une journée entière à fulminer enfermée dans ma petite tente. J’étais énervée contre moi même et déçue de ne pas réussir à accomplir mon objectif. Pas un grand jour de voyage, c’est sur, mais ce trek reste tout de même un de mes meilleurs souvenirs !

2. QUITTER L’ISLANDE

night frozen lake birds

C’était mon dernier jour en Islande, j’avais dit au revoir à tous les gens que j’avais rencontré sur le chemin, et je marchais pour rejoindre la station de bus pour l’aéroport. En arrivant au grand lac de Reykjavik, je me suis revue arriver il y a tout juste une semaine par exactement ce même chemin, des étoiles plein les yeux en découvrant cet endroit merveilleux. Je me suis rendue compte que je n’étais vraiment pas prête du tout à quitter l’Islande, et j’ai pleuré dans la neige jusqu’à la station de bus. Je ne sais toujours pas pourquoi, mais ce départ là m’a vraiment déprimée.

3. CRIER SUR UN CHAUFFEUR DE RICKSHAW EN INDE

gange city

J’étais à Varanasi après un mois en Inde, et j’avais déjà les nerfs en pelote. C’était la ville la plus touristique que j’avais visité, et j’en avais marre de ne pas pouvoir faire deux pas sans être accostée. En voulant me rendre à la gare, un chauffeur de rickshaw m’arrêta pour me demander où j’allais et me proposer un prix ridicule (mais vraiment, vraiment ridicule ce coup-ci, presque quatre fois le montant du prix de base). Je commence par lui dire simplement non et à m’éloigner, mais il me suit et continue à me poser des questions. Je lui dit que je ne veux pas faire d’affaire avec lui, mais il me suit et me harcèle jusqu’à ce que j’explose. Je lui crie dessus que « il n’oserait jamais me proposer ce prix si je n’étais pas blanche, qu’il devrait avoir honte ». Toute la rue nous regarde. Je retrouve tout de suite mon contrôle et m’éloigne, me disant déjà que je n’aurais pas du lui crier dessus ainsi. J’ai fini la journée fatiguée, les nerfs toujours à vifs, et en plus honteuse d’avoir perdu mon sang froid ainsi.

4. ALLER EN ALLEMAGNE POUR RIEN

moi forest hike

Ca faisait longtemps que j’avais cette envie d’aller randonner dans la Forêt Noire en Allemagne, et j’ai fini par pouvoir organiser un voyage sur trois jours (je travaillais encore en semaine à cette époque là). Je suis arrivée à Fribourg, des vents violents alerte orange ont commencé, je suis repartie un jour plus tôt que prévu. La journée que j’ai passée dans le café de l’office de tourisme de Triberg à regarder les arbres dehors, à espérer que la météo s’améliorerait assez pour au moins me laisser faire le tour du lac, puis à finalement prendre la décision de changer mon ticket de bus pour repartir un jour plus tôt, n’était clairement pas une bonne journée.

5. AVOIR SUPER PEUR EN TURQUIE

J’ai déjà raconté cette histoire ici, et ça reste le moment le plus effrayant de tous mes voyages. Ce n’est qu’une des nombreuses fois où je me suis perdue, mais ce coup-ci c’était dans le noir et dans des conditions météo horribles, et ça aurait pu très mal tourner …

traveling sucks pin fr

Et toi, quel est ton pire moment « c’est nul, je veux rentrer » de tes voyages ?

2 commentaires sur Aujourd’hui, c’est nul de voyager

  1. En Islande, j’avais prévu de faire la fameuse randonnée de Skogar à Landmanalaugar, la première journée était parfaite et le lendemain au moment de reprendre la route j’ai une des lanières de mon sac qu’a craqué (moi aussi après coup) résultat j’ai abandonné la randonnée car je me voyais pas faire le reste en portant le sac sur une épaule

  2. Ton article m’a bien fait rire, ça fait plaisir de voir d’autres voyageur/geuses avec cette façon singulière de voyager!
    Pour ma part, il s’agit de 3 jours de stop sous la pluie au Royaume Unis

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